dimanche, mars 1

LA CARESSE D'UNE BRISE INFORMEE



C’est un dimanche gris
Dans la lumière vieille d’une fenêtre
Dans le crépitement monotone du silence
Dans le cœur, entre les doigts de pied

C’est, nue dans l’hiver
La fin de février
Un début de mars, une fièvre
Quand tu penses : « Le temps a assez duré. »

C’est la réponse à une question inconnue
Un ongle de colère sur la peau de l’âme
Du sang qui tourne en rond
Un être aimé ou un simple tourbillon

C’est le parfum du cou
Ta chaleur plus chère que la mienne
Un dernier matin trouvé sur tes lèvres
Quand tu me dis : « Le temps s’arrête ici. »

C’est la vie nous sachant nous-mêmes déjà morts
La pointe d’une flèche entre tes reins
Les flots d’une rivière à l’entrée des poumons
Une écrevisse charriant des yeux

C’est une cloche dans l’eau de l’air
Sa vibration sonore à la surface de la pensée
Un battant de fer sur le bronze de la foi
Quand tu chuchotes : « Prends mes mots ! »

C’est la fenêtre froide d’une maison sourde
Un mois muet
Quatre dimanches abandonnés aux orteils
Dans la bouche d’un suçon de soleil

C’est la finesse d’une dérobade devant la hache
La taille blanche d’un boulot qui tremble
La caresse d’une brise informée
Quand tu me souffles : « Tiens, le mur de l’espace ! »


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[Image: Dans la lumière vieille d'une fenêtre par reading_is_dangerous]

7 commentaire(s):

Guelum a dit…

"le temps s'arrête ici", c'est... très visuel cette fois et j'apprécie. Entre deux temps il y a ce que tu montres, ce que tu fais ressentir, qui n'appartiennent plus à leur temps à eux. Entre deux temps il y a comme un vide, je le ressens comme ça, et ce vide c'est comme si c'était le temps des autres peut-être, que l'on perçoit autrement. Ou bien un temps que l'on ne peut encore prendre.
Merci pour cette caresse, un baume sur ma douleur.

Mijo a dit…

le temps et the border

RID thank you so much

//C’est un dimanche gris
Dans la lumière vieille d’une fenêtre
Dans le crépitement monotone du silence
Dans le cœur, entre les doigts de pied

C’est, nue dans l’hiver
La fin de février
Un début de mars, une fièvre
Quand tu penses : « Le temps a assez duré. »//

je prends ces mots là aujourd'hui

pseudonymes1 a dit…

La pommade s'en va quand on lave avec du savon. Pourquoi ? Parce que les corps gras s'attirent entre eux.

gmc a dit…

COULEE SANS SURFACE

Prend mes mots
Comme on butine un salto
Une langue fourrée
A l'arôme de miel

Prend mes mots
Comme on enfile un manteau
Dans le nu d'hirondelle
D'une sève irréelle

Prend mes mots
En guise de chapeau
Les cuisses ouvertes très hauts
Sur la cyprine essentielle

jean-louis bec a dit…

je lis relis.. une sorte de chaleur fraiche.
Je vous ai mis dans mes liens. bonne continuation

Ariaga a dit…

encore un essai

ariaga a dit…

second essai

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