
« Je dors comme une vache, » écrit Mike Tarrambird à bord de sa fusée, la Révoltée, tandis qu'il fait route vers Mars, le deux février deux mille deux cent vingt-deux.
« Le rêve est au cerveau ce que la rumination est à la digestion de la vache, » continue Tarrambird. « Je vois par les hublots de la Révoltée des scènes extraordinaires, et puis je m'endors ; des étoiles me visitent alors en songe. Des astéroïdes me mordillent les fesses. Des rayons cosmiques me transmettent des messages énigmatiques que je retransmets à l’ordinateur de la Révoltée, après mon réveil, dans l’espoir que la machine m’en donne une interprétation utile. »
Par exemple, le message #78 : « Tout n’est rien, que bien n’y tombe. » devient « Tout ça tombe bien, si ça ne fait rien. »
« Tout ce qui tombe, » commente Tarrambird, « ne tombe qu’à condition que le résultat de la chute soit nul, c’est-à-dire qu’un mouvement du haut vers le bas, qu’il s’agisse d’un déplacement physique ou d’une dégradation morale, s’accompagne nécessairement d’un mouvement équivalent vers le haut, au même endroit ou ailleurs dans l’univers, au même moment ou plus tard, ou plus tôt. »
Autrement dit : tout ce qui monte redescend, et rien ne se perd, rien ne se crée ; mais pour l’astronaute, cela vaut aussi pour le bien et le mal, selon une perspective manichéenne (et personnelle.) Qu’est-ce que le bien selon Tarrambird ? qu’est-ce que le mal ? que sont pour lui le haut et bas? et à quoi bon ces symétries? à quoi bon la morale dans l’espace ? C’est une histoire à suivre !
« Le rêve est au cerveau ce que la rumination est à la digestion de la vache, » continue Tarrambird. « Je vois par les hublots de la Révoltée des scènes extraordinaires, et puis je m'endors ; des étoiles me visitent alors en songe. Des astéroïdes me mordillent les fesses. Des rayons cosmiques me transmettent des messages énigmatiques que je retransmets à l’ordinateur de la Révoltée, après mon réveil, dans l’espoir que la machine m’en donne une interprétation utile. »
Par exemple, le message #78 : « Tout n’est rien, que bien n’y tombe. » devient « Tout ça tombe bien, si ça ne fait rien. »
« Tout ce qui tombe, » commente Tarrambird, « ne tombe qu’à condition que le résultat de la chute soit nul, c’est-à-dire qu’un mouvement du haut vers le bas, qu’il s’agisse d’un déplacement physique ou d’une dégradation morale, s’accompagne nécessairement d’un mouvement équivalent vers le haut, au même endroit ou ailleurs dans l’univers, au même moment ou plus tard, ou plus tôt. »
Autrement dit : tout ce qui monte redescend, et rien ne se perd, rien ne se crée ; mais pour l’astronaute, cela vaut aussi pour le bien et le mal, selon une perspective manichéenne (et personnelle.) Qu’est-ce que le bien selon Tarrambird ? qu’est-ce que le mal ? que sont pour lui le haut et bas? et à quoi bon ces symétries? à quoi bon la morale dans l’espace ? C’est une histoire à suivre !
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[Image : Simagrée de rayon cosmique par reading_is_dangerous]